Interventions dans les médias

Vous trouverez ci-joint les liens vers mes interventions dans les médias :

Twitter peine à profiter de l’effet Trump, Le Devoir, 11 février 2017. En ligne :  http://www.ledevoir.com/societe/medias/491320/twitter-peine-a-profiter-de-l-effet-trump

Avides de recherche #6 : se déconnecter sur Facebook…, 3 janvier 2017, Mondes Sociaux En ligne :  https://www.youtube.com/watch?v=3PHY4JAORmK

Des lunettes grotesques, Le Devoir, 7 novembre 2016. En ligne : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/484048/chroniquefd-des-lunettes-grotesques

Facebook pourquoi ne plus s’en passer, Châtelaine, 31 mars 2016. En ligne : fr.chatelaine.com/societe/facebook-pourquoi-on-ne-peut-plus-s’en-passer

À très bientôt

Mary Jane

 

 

 

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LES PERCEPTIONS DE LA VIE PRIVÉE DES JEUNES ADULTES LIÉES À LEURS PRATIQUES ET USAGES DES RÉSEAUX SOCIONUMÉRIQUES : LE PARADOXE DE LA VIE PRIVÉE REVISITÉ

Résumé de ma thèse

Cette thèse analyse les rapports qu’entretiennent les jeunes adultes avec la vie privée à partir de l’étude de leurs usages des réseaux socionumériques et des pratiques et perceptions de la vie privée qui y sont associées. Les résultats montrent que ces jeunes adultes utilisent Facebook pour pratiquer de la surveillance sociale, mettre à jour leurs statuts, contribuer aux conversations en lien avec les travaux universitaires, et communiquer avec leurs pairs par le biais de la messagerie. Sur Twitter, ils suivent l’actualité, miment les pratiques de microcélébrité, et font signe à leurs amis. L’exposition de soi est liée à des formes de visibilité en tant que reconnaissance (visibility as recognition). Au cours du processus, des bénéfices émotionnels, sociaux et liés au rendement sont obtenus. Ces jeunes adultes veulent accumuler du bonding et du bridging capital social à travers leurs usages de Facebook. Ils essaient de négocier leur vie privée en alternant entre l’exposition de soi et le fait de dissimuler des informations. Plusieurs stratégies sont mobilisées au cours des interactions : la stéganographie sociale, la suppression des connaissances de la liste d’amis, le fait de communiquer en « privé » par le biais de la messagerie Facebook, et l’autocensure. La négociation de la vie privée au cours des interactions s’avère plus importante pour ces jeunes, que les moyens que les proposent ces sites web pour protéger leur vie privée. En effet, les conditions liées aux paramètres de confidentialité sur les deux sites ont été rarement lues. À la lecture de la section de confidentialité sur Facebook, ces usagers ont constaté avec une certaine inquiétude que leurs profils sont répertoriés par les moteurs de recherche externes au site, que des applications ont accès à leurs informations par le biais de leurs amis et que les photos de profil sont exposées au public. Ces jeunes adultes ont aussi découvert que leur profil sur Twitter étaient répertoriés par les moteurs de recherche externes. Nous avons noté une certaine difficulté chez ces jeunes à comprendre les discours qui décrivent les politiques de confidentialité et les conditions de service des RSN. Le « publiquement privé » et le contexte sont des notions autour desquelles s’orientent les perceptions de la vie privée. Du point de vue de ces usagers, les RSN sont des espaces au sein desquels des informations relevant de l’ordre du « privé » et du « public » peuvent être exposées devant une audience composée des amis, des connaissances ou des étrangers. Les usagers peuvent faire face à des collisions et des collusions de contextes par moments. La norme de la vie privée associée à leurs pratiques sur Facebook est l’intégrité contextuelle tandis que celle qui correspond aux pratiques de Twitter est la « transparence négociée ». Pour définir ce qui relève du « public » et du « privé », ces jeunes adultes prennent en considération : le degré d’accès au site et à leurs profils, les risques pour la vie privée, le contrôle sur la négociation des frontières entre le « public » et le « privé », y compris une maîtrise de l’information publiée en contexte, et les espaces « publics » et « privés » au sein des RSN. La protection de la vie privée par rapport aux usages de ces deux sites se résume à avoir une protection contre la surveillance, et un contrôle sur la négociation des frontières entre le « public » et le « privé », y compris une maîtrise sur la diffusion de l’information en contexte. La protection de la vie privée favorise la liberté d’expression, elle est ainsi importante pour le développement des relations sociales, et l’autonomie d’action. Dans un contexte physique, elle se résume à une protection de l’intimité. Nous avons noté qu’ils n’ont pas exprimé le souhait d’avoir un contrôle sur l’usage des données personnelles par les institutions et les tiers. Les rapports qu’entretiennent les individus avec la vie privée sont complexes et de nature paradoxale. Le désir de s’exposer est intrinsèquement lié au besoin de protéger sa vie privée. En comparaison aux études antérieures, cette thèse a mis en évidence les différents facteurs qui façonnent cette relation paradoxale. Les facteurs sont la perception d’un contrôle sur la diffusion de l’information au sein d’un contexte, une forme de confiance mal placée en ces sites de réseaux sociaux, la faible visibilité des pratiques de surveillance en contexte et le caractère éloigné des intrusions, une connaissance limitée des modes opératoires des sites web, notamment une connaissance restreinte en matière de surveillance institutionnelle et des paramètres de confidentialité, les changements architecturaux, la confiance sociale faible envers les amis Facebook, et un sentiment de sécurité ontologique. Ces usagers intériorisent volontairement et involontairement la surveillance pour obtenir divers bénéfices. Une forme de tyrannie est liée à la vie privée. D’un côté, ces utilisateurs s’exposent et adhèrent à certaines normes du paraître en vue d’obtenir des bénéfices immédiats et futurs. De l’autre côté, sur les RSN s’exerce le tri panoptique et des mécanismes de visibilité sont utilisés pour recueillir efficacement les données personnelles. Finalement, cette thèse déplace l’attention du couple « risques-opportunités » quand il s’agit de comprendre l’exposition de soi dans le contexte des RSN vers une analyse des relations complexes entre la visibilité, la surveillance, la vie privée et l’autonomie des usagers. Ces jeunes adultes n’ont pas une connaissance approfondie des modes opératoires de la technologie contrairement aux représentations qui sont généralement associées aux usagers faisant partie de la catégorie des « natifs numériques ». Ils ne sont pas inconscients des dangers liés aux réseaux socionumériques et en train de s’exhiber tels que l’évoquent certains discours à leurs sujets dans les médias. La faible visibilité dont jouit l’annonce des changements architecturaux en contexte et les pratiques de surveillance court-circuitent la protection de la vie privée. Nous notons l’existence de « tensions » entre les logiques d’action utilitaire, d’intégration et critique, elles-mêmes façonnées par la logique de ces réseaux de communication. De ce fait, nous recommandons que ces sites développent des pratiques de traitement de l’information plus justes. Il est aussi important de favoriser une éducation critique aux médias même à un âge adulte, compte tenu de la vitesse à laquelle ces sites se développent et de la compétence technique faible de la majorité des usagers.

Lien vers la thèse

MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : vie privée, surveillance, usages, pratiques, exposition de soi, perceptions, visibilité, jeunes adultes, Québécois, réseaux socionumériques, Facebook, Twitter, « publiquement privé », contexte, paradoxe de la vie privée.

« Publiquement privé » et le contexte : une analyse comparative des perceptions de la vie privée associées aux réseaux socionumériques

Chères lectrices/lecteurs,

Me voilà au 84e congrès de l’ACFAS depuis ce matin. Cette année, je vais présenter en partie les résultats de ma recherche doctorale. Ce travail est le résultat de six années de dur labeur. Je suis l’une des conférencières invitées au colloque Exploration des nouvelles tendances de recherche sur les médias sociaux. Ma présentation aura lieu le 11 mai à 15h15 au N-M310. Elle est intitulée le “Publiquement privé” et le contexte : Une analyse comparative des perceptions de la vie privée associées aux réseaux socionumériques. Vous trouverez ci-joint le résumé :

Au Québec, les médias traditionnels produisent souvent des discours techno-pessimistes pour illustrer les attitudes des jeunes en lien avec les réseaux socionumériques. Cette recherche ethnographique explore les perceptions de la vie privée des jeunes adultes québécois quand ils font usage de Facebook et Twitter. Les résultats montrent que les notions du “publiquement privé” et de contexte sont pertinentes pour comprendre les perceptions de la vie privée de ce public. Des informations qui relèvent du “public” et du “privé” sont partagées sur Facebook et Twitter. Ces jeunes adultes considèrent que la collusion de contexte est le principal risque pour la vie privée. Cependant, ils ont expérimenté des collisions de contexte sur les deux sites. Les frontières entre le “public” et le “privé” semblent floues au cours des interactions sociales. Nos “participants” n’ont pas pris connaissance des changements architecturaux sur Facebook et ne savaient pas que leur compte “public” Twitter s’affichait dans les pages de Google. Par ailleurs, l’usage de leurs informations personnelles par ces sites web à des fins mercantiles est perçu comme une forme de transaction non équitable, mais ne semble pas être un risque pour leur vie privée. De ce fait, nous concluons sur l’importance de développer des principes équitables de traitement de l’information en contexte d’usage et le besoin de favoriser une éducation critique aux médias à un âge adulte.

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Coveillance, coproduction et codiffusion des nouvelles : les changements survenus dans la circulation de l’information à l’ère des réseaux sociaux numériques

Résumé

À travers une analyse de la littérature, nous avons décidé d’explorer la circulation de l’information à l’ère des réseaux sociaux numériques (RSN), en mettant en évidence certains changements qui se sont opérés dans la production et la diffusion des nouvelles. Nous nous intéressons aux utilisations de Facebook et de Twitter par les utilisateurs ordinaires/amateurs et les professionnels tels que les journalistes dans le cadre des situations de crises, et des évènements spécifiques. L’analyse nous montre que les pratiques réciproques de gatewatching entre les amateurs et les professionnels révèlent une forme de coveillance. Elle se couple avec un filtrage collaboratif de l’information et la conversation. Ceci illustre l’enchevêtrement entre les pratiques des professionnels et celles des amateurs et met en évidence le processus de coproduction et de codiffusion des nouvelles. Alors que ces sites se positionnent à la fois comme des infomédiaires et des médias alternatifs, ces usages illustrent une reconfiguration des pratiques journalistiques. Ce qui soulève des questionnements quant aux relations de pouvoir inhérentes au processus de réseautage et à propos de la visibilité des acteurs concernés.

Lien vers le texte :

http://www.cricis.uqam.ca/IMG/pdf/CRICIS_Actes_Colloque_concentration_et_pluralisme_VF.pdf

Parution : Actes du colloque « Concentration de la propriété médiatique, changements technologiques et pluralisme de l’information »

Chers/chères lecteurs/lectrices,

Vous trouverez ci-joint le lien vers les actes de colloque “Concentration de la propriété médiatique, changements technologiques et pluralisme de l’information”.

Mon texte s’intitule : “Coveillance, coproduction et codiffusion des nouvelles : les changements survenus dans la circulation de l’information à l’ère des réseaux sociaux numériques”

Cette recherche a été effectuée dans le cadre du programme de recherche intitulé “Étudier les liens entre la concentration des industries de la communication et le pluralisme de l’information.” qui a été subventionné par le conseil de recherche en sciences humaines (CRSH) et dirigé par Éric George (UQAM).

En ligne :

http://www.cricis.uqam.ca/IMG/pdf/CRICIS_Actes_Colloque_concentration_et_pluralisme_VF.pdf

Bonne lecture

Tinder : Entre des rencontres éphémères et trouver un animal de compagnie

Chers lecteurs/lectrices,

À la suite de mon intervention à l’ émission Oranges Pressées la semaine dernière, j’aimerai vous partager certaines idées en ce qui concerne l’usage de l’application mobile Tinder par l’organisme a but non-lucratif Adoption Animale Rosie pour trouver des familles d’accueil aux chiens. L’organisme a affirmé avoir trouvé une centaine de foyer potentiel (http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/tinder-popular-dating-app-goes-to-the-dogs-1.2730095).

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Figure 1 : http://techcrunch.com/2014/08/03/tinder-is-going-to-the-dogs-with-nyc-puppy-rescue-project/

1. Brève description de l’application

Tinder est une application mobile qui regroupe les fonctionnalités de certains réseaux sociaux numériques (RSN) telles que le bouton j’aime, la messagerie privée instantanée, la possibilité de publier certaines photos, etc. Elle “match” les usagers selon leurs intérêts communs et leurs emplacements géographiques. Les utilisateurs peuvent ainsi “choisir” s’ils aiment ou n’aiment pas les “matchs” que le système les a recommandé. Si un intérêt réciproque se manifeste entre deux utilisateurs, ils peuvent discuter via l’application et décider de se rencontrer. Elle est utilisée à la base pour faire des rencontres éphémères. Son concept s’apparente au speed dating. C’est une application user friendly : il n’est pas nécessaire d’avoir une connaissance en informatique pour l’utiliser.

Pour pouvoir profiter des services de l’application, il faut donner accès à plusieurs informations personnelles : à l’historique de l’appareil et des applications, identité, lieu, photo, contenus multimédias/fichiers/Appareil photo/micro, détails de la connexion wifi, identifiant d’appareil et données des appels. Vous octroyez l’accès à votre compte Facebook (voir Tinder FAQ- http://www.gotinder.com/faq). Son système de recommendation est construit à partir des informations que vous produisez sur Facebook.

Pour l’instant l’application est gratuite et n’a pas encore développé un système publicitaire (voir : http://www.theguardian.com/technology/2014/may/01/tinder-dating-app-native-advertising)

1.1. Mise en contexte

L’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour promouvoir des animaux domestiques n’a rien d’inédit. Il y a des réseaux sociaux numériques (RSN) tels que dogster (http://www.dogster.com) et catster qui ont été crée en 2004 et qui sont centrés autour de cette thématique. On note également que des utilisateurs ont crée des profils pour leurs chiens ou leurs chats sur Facebook. Certaines associations qui s’occupent des chiens sans foyer recrutent des bénévoles et promeuvent leurs missions sur Facebook. D’ailleurs, la recherche que j’ai mené sur l’organisation non-gouvernemental PAWS dans le contexte de l’île Maurice a montré que des RSN tels que Facebook se positionne comme une vitrine et un outil efficace pour les ONG qui ont à leur disposition des ressources matérielles limitées (Kwok Choon et Proulx, 2012).

1.1.1. Les bénéfices liés aux usages de TInder

L’usage de Tinder a permis à l’organisme Adoption Animale Rosie d’aller à la rencontre d’un grand nombre d’individus connectés à l’application et de rendre visible les chiens qui ont besoin d’un foyer, et de susciter l’intérêt des utilisateurs par rapport à ces animaux, en mobilisant peu de ressources matérielles : des appareils mobiles, connexion à Internet, quelques bénévoles, etc. Dans le processus, l’organisme a détourné cette application de rencontre de ses premiers objectifs, et ce de manière créative. Nous sommes en présence d’une tactique au sens théorisé par Michel De Certeau (1990).

1.2. Certains constats

1.2.1. L’engagement en ligne versus l’engagement hors ligne

L’engagement envers les animaux dans un contexte en ligne ne garantit pas que les individus s’investissent à adopter les animaux en question. D’après TechCrunch, la même initiative a été lancée à New York par Social Tees (animal rescue), ils ont obtenu 1500 match en moins de 24 heures et un seul chien a trouvé une famille d’accueil. Pour connaître, le rôle de l’usage de Tinder dans l’adoption des chiens, il serait judicieux de faire un lien entre le nombre de “match” obtenu par les chiens de l’adoption animale Rosie et le nombre d’adoption qui découle de leur initiative. Force est de constater, qu’il peut s’avérer difficile pour l’organisme de fédérer l’adoption à travers cette application qui est construite autour des valeurs telles que l’éphémère-des relations à court terme, et la “consommation rapide de l’individu”.

1.2.2. L’animal une marchandise ?

En prenant en considération le fait, qu’il n’y a pas une forme de gain monétaire lié à l’usage de Tinder par cet organisme, que l’application est gratuite et qu’elle n’a pas encore développé son système publicitaire, l’animal domestique ne se positionne pas comme une marchandise.

1.2.3. L’effet de mode 

D’autres ONG peuvent également décider de profiter des opportunités qu’offre cette application. Cependant, il y a un effet de mode lié aux usages des réseaux sociaux numériques et à certaines applications mobiles. Rappelons-nous du phénomène Harlem Shake qui a crée le Buzz l’année dernière. Pendant quelques mois, des centaines de vidéos à ce sujet ont circulé sur You Tube, Facebook et Twitter etc. Aujourd’hui, nous n’entendons plus parler de ce phénomène.

1.2.4.  L’amour fast food ?

Avec la modernité nous avons assisté à une reconfiguration de la relation amoureuse (voir Giddens, 2004). Et, certains usages des technologies de l’information et de la communication rendent visible cette reconfiguration et la façonnent davantage. Trouver l’amour en un clic est le concept central de plusiers sites de rencontre et Eva Illouz (2006) a offert une brillante analyse de ce phénonène dans son livre intitulé les sentiments du capitalisme. Dans ce cas précis, l’individu se positionne comme un objet qui vend ses attributs à travers son profil. Le paraître étant au coeur de ces dispositifs techniques. Par ailleurs, ils offrent la promesse d’une satisfaction instantanée de l’objet consommé en échange d’une contrepartie financière. La rencontre avec l’autre est instantanée et la relation promet d’être sans crise, sans pertes ou regrets. Pour reprendre les propos de Zgymunt Bauman (2003, p. 84), “les cyber-rencontres auraient surement échoué sans l’aide et le secours du retrait de l’engagement à plein temps et de l’obligation d’ “être présent pour toi chaque fois que tu auras besoin de moi”.

Avec les réseaux sociaux numériques et les applications mobiles qui tournent autour du réseautage, les relations sont pensés en terme de “quantité”. Par exemple, il est possible d’avoir 5000 amis sur Facebook, ou il est possible de communiquer simultanément avec un grand nombre de “matchs” (qui ont montré un intérêt réciproque) sur Tinder. Ce qui aurait été difficile à réaliser dans le contexte physique du speed dating. Cette manière de considérer la relation à travers les bénéfices immédiats et à court terme qu’elle peut apporter, met l’accent sur la dénaturation des liens sociaux. Cependant, cette dénaturation s’inscrit dans le contexte des changements survenus avec la modernité.

1.2.5. L’accent sur la surveillance 

C’est effrayant le nombre d’information personnelle que demandent les applications mobiles avant de pouvoir les télécharger. Comment les données liées à mes appels servent-elles à faire fonctionner une application mobile ? Qu’est-ce que fait l’application avec l’historique de mon appareil mobile ? Où vont ces données ?  Les applications mobiles contribuent à déplacer à un niveau supérieur les pratiques de surveillance des données personnelles car

1) elles captent la somme des données produites dans le passé et dans le présent de votre appareil mobile (dépendamment des applications).

2) elles tracent vos déplacements à travers la fonctionnalité de géolocalisation.

3) elles extraient des informations personnelles des réseaux sociaux numériques auxquels vous êtes abonnés.

4) plusieurs d’entre elles sont encore au stade de développement. De ce fait, elles ont des politiques de confidentialité très floues.

La convergence et la mise en relation des bribes informationnelles à propos de votre personne par des systèmes de surveillance tendent à mettre sous les projecteurs des questionnements en lien avec la protection de la vie privée et l’intégrité.

2. Bibliographie

2.1. Ouvrages

Bauman, Zygmunt. 2003. L’amour Liquide. De la fragilité des liens entre les hommes (traduit de l’anglais par Christophe Rosson). Rodez : Le Rouergue/Chambon.

De Certeau, Michel. 1990. L’invention du quotidien, tome I. Arts de faire. Deuxième édition, Paris : Gallimard.

Giddens, Anthony. 2004 . La transformation de l’intimité, Sexualité, amour et érotisme dans les sociétés modernes (traduit de l’anglais par Jean Mouchard). Rodez : Le Rouergue/Chambon.

Illouz, Eva. 2006. Les Sentiments du capitalisme, Paris, éditions du seuil.

Kwok Choon, Mary Jane et Serge Proulx. 2012. Luttes pour la reconnaissance de groupes associatifs : l’usage de Facebook par deux ONG de l’île Maurice in Médias sociaux Enjeux pour la Communication, sous la dir. de Serge Proulx, Mélanie Millette et Lorna Heaton (82-100). Québec : PUQ.

2.2. Ressources en ligne consultés le 11 août 2014

Dogster. 2014. En ligne : http://www.dogster.com

“Tinder popular dating app goes to the dogs”. 7 août 2014. En ligne: http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/tinder-popular-dating-app-goes-to-the-dogs-1.2730095

“Tinder: dating app’s parent company hints at plans for advertising ‘soon”. 1 mai 2014. En  ligne :http://www.theguardian.com/technology/2014/may/01/tinder-dating-app-native-advertising

“Tinder Frequently asked questions”. 2014. En ligne: http://www.gotinder.com/faq

“Tinder Is Going To The Dogs With NYC Puppy Rescue Project”. 3 août 2014. En ligne: http://techcrunch.com/2014/08/03/tinder-is-going-to-the-dogs-with-nyc-puppy-rescue-project/

 

Congress 2013 is a mammoth success by the University of Victoria Press (The Ring)

From scholarly debate to daily entertainment, fabulous food and even a 40,000-year-old wooly-mammoth tusk—Congress 2013 of the Humanities and Social Sciences was a resounding success with something for everyone.

The months and months of preparation and smooth implementation of detailed plans, plus timely response to queries as they arose, resulted in a Congress that will not be soon forgotten by the approximately 7,800 delegates, hundreds of volunteers and thousands of community members who attended events from June 1 to 8.

“Congress has been an enormous success. Our staff and volunteers have been outstanding in making this a truly welcoming and memorable event,” says Catherine Mateer, Congress 2013 chair and associate vice-president academic planning. “Delegates from across the country and around the world have enjoyed dynamic presentations, stimulating scholarly exchanges and cultural and social events that have exceeded expectations. They will have a very positive, lasting impression of Congress 2013 at UVic.”

During the week, 70 academic associations offered more than 1,800 presentations and sessions, including one with a 40,000-old mammoth tusk from a Dawson City gold field. Offering technical support was the entire University Systems team, while Residence Services smoothly dealt with 2,600 delegates staying on campus and University Food Services had staff working 4 a.m. to midnight.

“Thank you to our executive for having the vision to invite the Congress to campus, to Congress manager Suzanne Dane and her team for working with the Federation for the Humanities and Social Sciences to plan and execute a perfect event, to all our faculty, staff and students who executed the plan and hosted associations and delegates, and of course to all the volunteers,” says Dean of Humanities John Archibald.

“We have heard nothing but accolades and kudos from many, many delegates and community members attending Congress 2013,” says Dean of Social Sciences Peter Keller.

“We owe a huge vote of thanks to the University of Victoria community for this exceptional festival of arts and ideas,” says Antonia Maioni, president of the Federation for the Humanities and Social Sciences, organizers of Congress. “Our success is their success.”

The hospitality and the positive feel of the eight-day event was mentioned repeatedly by delegates.

“There is such a festive and collegial atmosphere,” says Sheila Hannon, who teaches journalism at Western University. “The main stage with the bands and entertainment drew people together, and people really mixed. It was easy to meet people from other places that had nothing to do with your discipline.”

The volunteers, in their bright T-shirts at almost every turn on campus, made getting from place to place a treat, Hannon says. She also liked that so many local people were part of Congress, both volunteering and attending events. “It seemed like a community event.”

Daily lunchtime and evening performances on an outdoor stage by award-winning local musicians—including Maureen Washington and Daniel Lapp—drew people to the Quad, dubbed Celebration Square, at the centre of campus where they could also find local artisans.

The nearby ScholarSIP tent did brisk business, with the warm sunny weather making it a favourite place for a cool beverage. More supplies had to be ordered mid-week with a total of 45 kegs of beer consumed.

University Food Services staff worked extended hours with Degrees Catering delivering 760 individual food orders to association meetings and evening receptions including 287 cheese platters, 7,000 pieces of fruit and 9,000 petit fours. In the kitchens, specialty coffee makers produced 900 cups of coffee every eight minutes.

Eryn Court, a delegate from the Canadian Peace Research Association, says she loved her stay at UVic residences, especially the breakfasts.

Court, who admits to being “in my 80s,” has attended several Congresses to expand her horizons and contacts.

“This is a gathering of the human and social sciences. The big question for humanity is whether we will survive, so we have to figure out a way to achieve our common goal,” Court says. “I intend to live to be well over 100. We have to lay a firm foundation for a world in one piece—and I spell that p-i-e-c-e and p-e-a-c-e.”

For young academics, Congress is an opportunity to test-drive communicating their research in front of an audience.

Ahmed Tareq Rashid, a PhD student from the University of Ottawa, was confident as he walked to his presentation on the role of the private sector in international development.

Such presentations are a part of academic life, and this is a good opportunity to gain experience, says Rashid, who brought his wife and 11-month-old daughter so they could all visit Victoria.

Mary Jane Kwok Choon took a quick time-out after her presentation to pop into the UVic bookstore for souvenirs. The University of Quebec PhD candidate and lecturer presented a paper on privacy within the context of social media, from the perspective of Quebec students.

“It went very well and we had such an amazing discussion with the group,” the 30-year-old says.

She too says Congress is a prime opportunity for young academics to network and hone their presentation skills.

Others from the UVic campus benefited from Congress in other ways. Troy Hasanen, from the Department of Occupational Health, Safety and Environment, is one of the 500 volunteers who helped delegates navigate campus.

Schooled as a chemist, Hasanen says he did not know much about social sciences. “I thought, ‘What better way to find out about that than to actually talk to the people who do it?’ ”

Congress attendees included His Excellency David Johnston, Governor General of Canada, who participated in the panel session Community-campus Collaborations in Aboriginal Communities and a roundtable discussion on Scaling up Work-Integrated Learning.

Three UVic signature events offered an unprecedented line-up of musical and social programming for Congress delegates, UVic staff and faculty and community members. WorldFEST, the Indigenous Circle Celebration and Dedication Ceremony, and a concert by legendary musician Buffy Sainte- brought more than 4,000 people to campus to soak up the atmosphere.

Congress 2014 will be hosted by Brock University in Saint Catherines, Ontario.

Link to this article : https://ring.uvic.ca/news/congress-2013-mammoth-success